extraits de son livre
08 mars 2012

Hommage à l'Inconnue

Paul RICADAT évoque le baiser d'une infirmière après son arrivée à l'hôpital : [...] C'est dans ce triste état qu'une jeune infirmière me vit et me regarda avec une telle expression de pitié, que je pus lire dans son regard ce qu'elle pensait à ce moment, et qui me fut, d'aillerus confirmé par la suite. Elle se disait : " Voilà un garçon qui ne passera pas la nuit, il va mourir seul, sans même la consolation d'une mère, d'une épouse ou d'une fiancée, je vais le lui donner pour elles. " Et c'est ainsi qu'elle m'embrassa. J'ai gardé... [Lire la suite]
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05 mars 2012

Sergent Jules RADELET - 287è RI

A la fin du récit relatif au 147è RI, Paul RICADAT indique le nom d'un de ses camarades que je n'étais pas encore parvenu à identifier en absence de prénom : RADELET qu'il avait croisé au soir du 28 août 1914. [...] A Sedan, je m'étais fait de bons amis [...]. Toi Jules RADELET, qui, dans notre chambre d'élèves-caporaux, couchais à ma droite. Je te revis une fois, en 1915, à Saint-Nazaire, puis tu disparus, fauché comme tous les autres. Je n'ai jamais su où, ni quand. [...] Il s'agit vraisemblablement du Sergent Jules RADELET,... [Lire la suite]
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04 mars 2012

Déception et remords...

Voici le dernier extrait des récits de Paul RICADAT (1893-1987) qui concerne le 147è RI ; il part de Saint-Nazaire le 16 mars au matin pour une permission familiale et après son retour et une prise d'arme au cours de laquelle la Croix de guerre lui est remise, il rejoint le dépôt du 33è RI le 18 mars 1916. Je renouvelle ici tous mes remerciements à Jean RICADAT, son fils, qui a permis la citation de tous les extraits que j'ai sélectionné. Ceux-ci constituent un témoignage important sur le parcours des combattants du 147è.[...] Ma... [Lire la suite]
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19 février 2012

M. HAUDECOEUR, 45 ans environ

Un bleu de la classe 1917 vient annoncer la visite de son père à Paul RICADAT :- Caporal me dit-il, mon père est venu me voir, il voudrait vous parler.[...]Je sors et trouve un monsieur, 45 ans environ qui s'avance vers moi.- Caporal, me dit-il, je suis venu voir mon fils et je n'ai pas voulu quitter la caserne sans vous serrer la main et vous dire toute ma reconnaissance pour l'accueil que vous avez réservé à mon fils et à ses camarades. Voyez-vous, j'ai fait mon service militaire il y a vingt cinq ans et, moi, j'ai été reçu sans... [Lire la suite]
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12 février 2012

L'accueil de la classe 1917

Paul RICADAT conduit l'énergumène à la salle de police sans anicroches, le Lieutenant LÉvËQUE lui précisant que s'il se passe quelque chose, il en portera la responsabilité.Lors de l'incorporation de la classe 1917, Paul est nommé instructeur et doit quitter la compagnie. Il est chef d'une chambrée de 20 lits.Voici comment il accueillit les premiers d'entre eux :Mes amis, je vous souhaite à tous la bienvenue. Je sais, pour l'avoir vécu moi-même, que l'arrivée au régiment est toujours accompagnée d'une certaine appréhension. J'aimerais... [Lire la suite]
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05 février 2012

Un énergumène me réclame...

[...] Un soir, j'étais dans ma chambre quand le Lieutenant LÉVÊQUE, que j'avais connu à Sedan comme Sergent major trésorier au bureau du Capitaine RICARD, vint frapper à ma porte. - Vous êtes là Ricadat ?- Oui, mon lieutenant, entrez.- Voulez-vous venir un instant, il y a un énergumène qui vous réclame.- Comment s'appelle-t-il ?Il me dit son nom, inconnu de moi.- Je ne le connais pas. Que me veut-il ?- C'est un puni de la salle de police qui refuse de descendre aux locaux disciplinaires. Il a mis baïonnette au canon et menace... [Lire la suite]
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29 janvier 2012

Le rôle social des petits gradés

[...] Un jour fut annoncée l'incorporation de la classe 1916 et je fus chargé de la réception et de l'immatriculation des jeunes recrues. C'est à ce moment que me revinrent en mémoire mes méditations de Sedan sur le rôle social des petits gradés et je pensai alors que j'aurais peut-être l'occasion de mener ainsi une expérience personnelle. Je vis bientôt arriver ces bleus et parmi eux de jeunes camarades de Noisy et de Pouilly qui me retrouvaient avec quelle joie. J'avais un ami, désigné comme serent instructeur, c'est à sa section... [Lire la suite]
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22 janvier 2012

Au dépôt du 147è RI (2)

Il y avait à la compagnie des récupérés, fonds de tiroirs de tous les conseils de révision, anciens réformés ou service auxiliaire, reversés service actif. La guerre durait, il fallait des hommes. Agriculteurs bretons ou vendéens pous la plupart, souvent peu instruits, il leur était parfois demandé des pièces à fournir ou des demandes à formuler. Ils avaient recours à moi et je les dépannais de mon mieux. Dans ces occasions ils me mettaient au courant de leurs soucis fammiliaux. Pourquoi fallut-il que, plusieurs fois, je trahisse la... [Lire la suite]
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15 janvier 2012

Au dépôt du 147è (1)

Après sa convalescence, Paul RICADAT rejoint le dépôt du 147è RI transféré à Saint-Nazaire (44) [...] je me retrouvai un matin de 1915, déambulant dans une des grandes artères de Saint-Nazaire, à la recherche de la caserne La Briandais, dépôt de mon régiment. J'y rencontrai quelques visages connus, des camarades de Sedan, blessés eux aussi et revenus au dépôt, en attendant de repartir au front. Quelques jours après, je fus " cueilli " pour entrer dans un bureau de compagnie. Le Capitaine RENAUD, qui la commandait, était un brave... [Lire la suite]
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10 janvier 2012

BLANCHET : René ou Jules André ?

Paul RICADAT cite le nom de René BLANCHET, camarade de la 5è Cie et originaire de Sedan qu'il retrouve au dépôt du 147è à St Nazaire à l'issue de leurs convalescences respectives. Il indique que René partit en renfort et fut tué à Verdun, ainsi que son frère. Une recherche sur mémoire des hommes ne renvoie pas de fiche avec ces nom et prénom. Cependant, en cherchant à partir de BLANCHET natif des Ardennes, je trouve une fiche concernant un homme du 147è RI décédé à Douaumont en juin 1916. Il s'agit en fait du 347è RI, le 147è RI... [Lire la suite]
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