Le blog du 147è RI

24 avril 2014

Un trésor sauvegardé par Europeana

A la suite d'un échange avec le petit-neveu de l'un des médecins du 147è RI, Pierre GAND, au cours duquel il m'a indiqué qu'il participait à la Grande collecte fin 2013 pour y déposer un album de photos, je guette la mise en ligne de celui-ci depuis plusieurs mois.

J'ai pu récemment le consulter : 50 pages de photographies retraçant la vie au 147è RI, le parcours, les zones de combats, les postes de secours, de nombreux portraits...

Les références de cet album : FRBNBU-012 Le reportage photographique de Pierre Gand.

Cet album en parfait état de conservation a été partiellement mutilé de certaines des photos qui ont été soigneusement décollées pendant la seconde Guerre mondiale tel qu'il est indiqué sur la première page de cet album qui couvre la période 1915 - début 1918.

Ces illustrations sont toutes légendées.

Le nom de Pierre GAND est cité à plusieurs reprises dans le livre de souvenirs du Caporal infirmier Ernest REPESSÉ : ces deux hommes partageaient la passion de la photographie.

Olivier, le petit-neveu de Pierre GAND, doit me recontacter pour me communiquer un portrait de son grand-oncle et peut-être d'autres informations.

 

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22 avril 2014

Le Capitaine Prosper CLAIRE (1877 - 1958)

Le Capitaine Prosper CLAIRE commandait la 6è Cie du 147è RI lors de la mobilisation au mois d'août 1914.

Son portrait figure dans le tableau d'honneur du journal l'Illustration et son nom est cité dans le Bulletin des armées de la République.

Après l'échange avec le petit-fils du Sergent Abel VANHOLME, j'ai poursuivi les recherches sur cet officier.

Le Capitaine CLAIRE fut porté disparu sur le JMO du régiment au cours de la période du 15 au 18 avril dans le secteur de Pareid. L'état des pertes dans le JMO de la 4è DI indique plus précisément la date du 16 avril 1915.

Prosper, Émile CLAIRE était né à Montauban en 1877. Il s'est marié en 1910 à Foix (09) avec Jeanne BOUTET (ou BOUTOT).

Son père Ernest fut Chef d'escadron de gendarmerie et officier de la Légion d'honneur en 1894.

Le livre d'or de la ville de Vic en Bigorre dans lequel figure une notice au nom du Capitaine CLAIRE, indique qu'il fut capturé près de Maizeray lors d'une reconnaissancee de nuit. Il fut détenu en Allemagne aux camps de Wurtzbourg puis d'Ingolstadt. Il fut libéré le 4 janvier 1919.

Le texte de ses trois citations est reproduit dont celui qui lui valut la Légion d'honneur le 21 février 1915 :

A réussi à force d'énergie, de volonté et d'activité, à contenir l'ennemi dans une lutte de jour et de nuit et a repoussé toutes ses attaques. A depuis, pendant une période de plusieurs jours, commandé un bataillon sur une position des plus difficiles, où il s'est maintenu.

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Ainsi que celui de la première citation reçue à l'ordre de la 4è DI :

Commandant sa compagnie dans le secteur le plus difficile du bois de la Gruerie, a réussi à force de volonté et de bravoure à contenir l'ennemi dans une lutte de jour et de nuit, à quelques mètres de lui, du 7 au 12 novembre [1914] et à repousser toutes ses attaques.

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Le Livre d'or de Vic en Bigorre comporte deux autres notices au nom de CLAIRE : Capitaine Louis CLAIRE du 9è Dragons, mort pour la France et Capitaine Henri-Léon CLAIRE du 9è d'artillerie.

Prosper CLAIRE est décédé en 1958 à Nantes.

 

 

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19 avril 2014

Le Sergent Abel VANHOLME

Jean-Luc le petit-fils du Sergent Abel VANHOLME a reconstitué le parcours de son aïeul. Au cours de ses recherches, il a pu trouver la reproduction d'une correspondance de son grand-père adressée à son Capitaine Prosper CLAIRE.

Cette lettre a été publiée dans le quotidien l'Écho de Paris du 3 avril 1915 (consultable sur le site de la Bibliothèque nationale - Gallica). Celle-ci avait probablement été communiquée par le Capitaine CLAIRE au Général CHERFILS qui publiait une chronique hebdomadaire dans ce journal.

Cette chronique est celle du Vendredi Saint 1915.

Après une introduction de la chronique " [...] aux lueurs de barbarie et d'ignominie qui éclairent sinistrement la kulture allemande [...] " et " [...] pour mieux chasser cette vision sinistre et rentrer dans l'air de France, écoutez cette lettre, écrite à son capitaine par un sergent amputé [...] ", le Général CHERFILS termine ainsi :

" Je ne sais ce qu'il faut le plus admirer de l'affection si émouvante de ce sous-officier pour son capitaine de la 6è compagnie du 147è, ou de la tendresse de ce jeune capitaine pour ses poilus [...] ". et conclut :

" En attendant, le ministre pourrait disposer de Vanholme dans une de ses écoles d'aspirants, pour en faire un instructeur de véritables belles lettres et de vaillance. "

Sergent Vanholme mars 1915

Abel VANHOLME avait été amputé de la main droite après que celle-ci fut arrachée par un pétard lors des combats du Bois de la Gruerie le 1er novembre 1914.

Il reçut la Médaille Militaire par arrêté du 29 janvier 1915. La citation reçue à l'ordre de l'armée lui vaudra également la Croix de guerre qui ne sera instituée qu'en avril 1915. Jean-Luc me précise que celle-ci était ornée d'une palme et de quatre étoiles.

Il était également Chevalier de la Légion d'honneur (que l'on reconnaît sur la photo ci-dessus avant la Médaille militaire) : j'avais relevé cette attribution sur le Bulletin des armées de la République aux débuts des publications du blog en 2008.

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Médaille militaire

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La Croix de guerre d'Abel VANHOLME

Abel VANHOLME sera rayé des contrôles en 1915. Après les hostilités il sera facteur. Il est décédé en décembre 1940.

Un grand merci à Jean-Luc pour ces renseignements.

15 avril 2014

Le Soldat Maxime BIJU (1896 - 1918)

Une nouvelle visite parmi les documents déposés sur le site Europeana lors de la Grande collecte me permet d'évoquer l'un des hommes du 147è RI : le Soldat Maxime BIJU.

Deux cartes postales écrites par cet homme sont consultables. Elles avaient été envoyées à sa cousine.

Sur l'une d'elle, Maxime se plaint du retard à recevoir une carte en raison de la mauvaise adresse indiquée : 3è compagnie au lieu de 5è compagnie où il était affecté.

En consultant la fiche mémoire des hommes à son nom, je relève son bureau de recrutement, sa classe ainsi que son numéro de matricule qui vont me permettre de parcourir la fiche matricule sur le site des archives départementales de la Vienne et ainsi compléter l'évocation.

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Maxime était né en 1896 à La Chaussée (86). Il part faire son service militaire au 68è RI en 1915 où il arrive le 10 avril. Il passe au 90è RI le 26 mars 1916. Il reste aux dépôts de ces régiments (mention à l'intérieur dans les campagnes indiquées) puis au 147è RI le 16 septembre 1916.

Il est blessé le 23 mars 1918 à Beaumont et décède de ses blessures le lendemain à l'ambulance 5/55, il avait 22 ans.

Le 17 avril 1918, il reçoit la Croix de guerre à titre posthume et la citation à l'ordre de la 4è DI suivante :

Soldat très brave. Le 17 mars 1918 a combattu avec beaucoup d'énergie et de courage contre des éléments ennemis ayant pénétré dans nos lignes. Contribuant par son action à arrêter l'assaillant et l'obligeant à se retirer. Blessé grièvement le 23 mars 1918.

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Son nom est inscrit sur le monument aux morts de sa commune de naissance.

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13 avril 2014

Je vous envoie ma physionomie

Une carte photo de fin 1914, à la vue des uniformes, prise à Saint-Nazaire comme l'indique les coordonnées du photographe au dos :

H. FÉBREAU - 11 rue Vieille Église - St-Nazaire

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Le texte au verso :

Chers Cousins,

Je vous envoie ma physionomie.

Comment me trouvez-vous ? Moi j'ai l'air bizarre ainsi. Merci de votre lettre, vous répondrais ces jours ci. En attendant, recevez tous mes meilleurs baisers.

Pour vous tous,

Char...

Seuls l'expéditeur et ses cousins savaient où il figurait parmi ces hommes...

Est-ce l'homme en tenue de travail ? Celui qui se prend pour Napoléon ? Mystère.

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08 avril 2014

Suites d'un commentaire

Un commentaire posté il y a un mois m'a amené à entreprendre des recherches en marge de celles concernant le blog du 147è RI.

La petite-fille de l'Adjudant Baptiste VERDIER recherche la sépulture de son grand-père.

Baptiste VERDIER était Adjudant à la 16è Compagnie du 252è RI.

Il est tombé le 19 juin 1916 près du secteur de Malancourt. il était âgé de 29 ans. Le lieu de sa sépulture est inconnu. Son nom figure sur le monument aux morts de la commune d'Espezel (11) d'où il était originaire.

verdier252

Sa petite-fille a parcouru l'historique du régiment, recueilli une copie de l'acte de décès et de la fiche matricule, ainsi que le relevé de la Nécropole d'Esnes en Argonne figurant sur le site memorialgenweb, mais rien sur le lieu de la sépulture. D'autres hommes du 252è RI tombés le même jour ou quelques jours après sont quant à eux inhumés dans cette nécropole.

Or, à la Nécropole nationale d'Esnes en Argonne, la sépulture 2000 est au nom d'un soldat nommé VERDIER...

J'ai interrogé le pôle national des sépultures afin de savoir d'où provenait le corps de cet homme et à quelle date il avait été inhumé à Esnes. Ma demande a été transmise au service compétent à Verdun.

La réponse : le corps du Soldat VERDIER provenait du cimetière provisoire n°1 de Montzéville et fut inhumé dans la nécropole le 25 février 1921. Aucun autre renseignement.

L'acte de décès dressé le 22 juin 1916 indique que B. VERDIER fut inhumé dans une tranchée à la cote 287. Les deux témoins sont des hommes du 252è RI.

A Montzéville il y avait un poste de secours, mais celui-ci est assez loin par rapport au lieu où est tombé Baptiste VERDIER.

J'ai donc interrogé les copains du forum pages 1418 à tout hasard.

L'un d'eux a recherché dans sa documentation constituée notamment de copies de documents conservés aux archives de la Meuse. Parmi ceux-ci il a bien retrouvé une première liste où apparaît le nom de VERDIER parmi les inhumés du cimetières provisoire n'1 de Montzéville fin juin - début juillet 1916...

Quatre des noms figurant après le nom de VERDIER ont été inhumés à Esnes dans les tombes voisines de la n° 2000 : Paul LOUBET 2001, Armand FLEURET 6 RI - 2002, Pierre PALLAUD 173 RI - 2003, BETBOT (BETBOY) Jean 12è RI -  2004.

En poursuivant ses recherches, il a également retrouvé une seconde liste établie à une date antérieure d'un autre cimetière provisoire, situé dans le secteur de Pommérieux, très proche du lieu où est tombé Baptiste VERDIER. Au regard du nom de VERDIER, il est indiqué un numéro de compagnie : 16è, mais aussi le numéro du régiment de cet homme : 252è RI et encore la date d'inhumation : 21 juin 1916.

Mon correspondant me précise que les cimetières provisoires des environs d'Esnes étaient des étapes avant le regroupement vers le cimetière n° 1 de Monzéville (et avant la construction de la future Nécropole nationale d'Esnes en Argonne).

Malgré toutes les informations recueillies, rien ne permet d'affirmer avec certitude que le corps inhumé sous le seul nom de VERDIER - tombe 2000 est bien celui de Baptiste VERDIER.

Tous mes remerciements au pôle national des sépultures ainsi qu'à Frédéric.

 

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05 avril 2014

Honoré au bout du monde

L'Aspirant Henri SAGER était né à Nouméa, en Nouvelle Calédonie en 1893.

En 1913, lors de son recrutement, il demeurait dans le département de la Seine comme le laisse supposer le bureau de recrutement indiqué sur la fiche mémoire des hommes à son nom : Seine 3è bureau.

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Le lieu de transcription de son décéès semble lui aussi indiquer que sa famille ou lui-même demeurait dans le 14è arrondissement de Paris

Blessé lors des combats d'avril 1916 dans le secteur de Verdun, il décèda des suites de ses blessures à l'ôpital de Vadelaincourt le 22 avril 1916.

Il était âgé de 23 ans depuis un peu moins d'un mois.

Le Territoire ne l'a pas oublié : son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouméa.

Tous mes remerciements à Patrice pour m'avoir indiqué cette fiche.

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02 avril 2014

Gaston DARME, Caporal au 147è RI

Il y a une dizaine de jours, la petite-nièce du Caporal Gaston DARME m'a contacté via le lien contactez l'auteur.

Son grand-oncle est tombé le 1er novembre 1915 dans le secteur de Perthes / Tahure suite à un très violent bombardement suivi d'une attaque allemande sur la tranchée occupée par le bataillon BRUNET.

La compagnie allemande a elle-même été prise sous un tir d'artillerie réclamé par le Lieutenant DELOR par fusées. Ce tir, réalisé par le 1er group du 35è RA, fit se débander la compagnie qui rentra dans ses lignes. Ses pertes n'avaient pu être estimées en raison de l'obscurité.

Côté français on dénombra 21 tués dont le Capitaine COSSON et le Lieutenant ROGUÉ, 30 blessés et un disparu.

Darme-147

Au-dessous de l'unité indiquée " 147è régiment d'infanterie " on peut lire que Gaston venait du 347è, le régiment de réserve.

Originaire de Ville en Tardenois, son nom est gravé sur le monument aux morts de cette commune. Il était âgé de 28 ans.

Deux des frères de Gaston périrent aussi pendant le conflit.

 

31 mars 2014

150 hommes du 147è RI à Paris

A la Un du supplément littéraire illustré du Petit Parisien du 28 juillet 1901, la compagnie cycliste du 147è RI emmenée par le Capitaine Henri GÉRARD que l'on peut reconnaître derrière les clairons. Au fond on aperçoit le donjon de Vincennes ; cette scène se déroule lors de l'arrivée à Paris.

Paris_1901

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30 mars 2014

Changement d'heure

Il y a cent ans, au mois d'août 1914, une partie de la France dût changer d'heure.

Bracelet

L'heure légale française était alors calculée sur le méridien de Greenwich : GMT (Greenwich mean time) depuis 1911. Auparavant elle était calculée sur le méridien de Paris.

En Allemagne, l'heure était calculée sur GMT + 1.

Les territoires envahis et occupés passèrent à l'heure allemande, d'où un décalage d'une heure avec le reste du pays.

L'heure d'été fut quant à elle instituée en France en 1916, par la loi du 9 juin 1916.

 

 

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