Le 5 avril 1915, le bataillon de Pierre LAGRANGE (le 1er) a été réduit de moitié en raison des pertes éprouvés, soit environ 300 hommes mis hors de combats...

Le 6 avril, une nouvelle action est ordonnée.

Après un tir de démolition qui doit avoir pour effet de détruire les fils de fer et les tranchées ennemies, d'ouvrir des brèches et de permettre ainsi la progression de l'infanterie, le bataillon en première ligne (le 2è) se portera à l'attaque dans la direction Pareid où il cherchera à prendre pied, après avoir dépassé les tranchées allemandes.
Il y a là un but subordonné à un aléa sur lequel on ne peut tabler à l'avance, toute l'opération étant subordonnée au réglage et à l'efficacité du tir de l'artillerie.

Il a été convenu d'abord que l'attaque ne se déclencherait qu'après compte-rendu du bataillon de tête faisant connaître que le tir de l'artillerie a produit tout l'effet désirable, mais dans le courant de la journée un contre-ordre fixe vers 15 heures le moment de l'attaque. Étant donné la difficulté et la lenteur des communications, l'ordre ne pourrait parvenir à temps à la première ligne, le Lieutenant-colonel décide de faire partir la 2è ligne dont le mouvement en avant détermine celui de la 1ère.

 Malheureusement, la préparation par l'artillerie a été insuffisante, les fils de fer ne sont pas détruits, pas plus d'aiilleurs que les organes de flanquement de l'adversaire, et quand la 1ère Cie (2è bataillon), bien que se rendant compte de la situation, se porte en avant sous la pression de la 2è ligne qui va la rejoindre, elle est accueillie par des feux croisés qui jettent par terre en quelques instants plus de 70 hommes.