Pendant 5 jours nous resterons ainsi sous ce bombardement intermittent, nous dégourdissant les jambes la nuit par des patrouilles, pour assurer la liaison avec la première ligne et les unités voisines, ce qui nous causa quelques pertes. Inutile de parler ravitaillement, aussi les volontaires sont nombreux pour les patrouilles dans Thiéblemont. Je fais partie de l'une d'elles mais tout ce que nos pouvons rapporter ce sont des bocaux de prunes à l'eau-de-vie. A défaut d'autre chose, c'est toujours cela. Une ration de pain et une boîte de singe nous parviennent le 3è jour. Le dernier jour les Allemands arrosent Thiéblemont d'obus incendiaires et l'on ne peut plus y pénétrer. [...]

Source Petits récits d'un grand drame - Paul RICADAT, avec l'aimable autorisation de son fils

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la Grande Rue de Thiéblemont avant et après le conflit