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Le blog du 147e RI
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15 juin 2009

Grenades...

Deux jours plus tard, en plein jour cette fois, nouvelle attaque allemande sur notre droite. Ma section, alertée, tire d’abord devant elle, puis lance des grenades à main. Personne ne répond en face. On nous appelle à la rescousse à droite. Vite, on ramasse les cartouches libres dans leurs niches de terre, on remet les grenades dans un sac, et nous voilà partis, courant dans les boyaux, recevant, sur notre gauche des grenades à volonté. On s’abrite, on repart, on s’arrête, on lance une, deux grenades on continue.

Tout d’un coup, devant moi, j’aperçois de la fumée bleue sentant le chanvre brûlé : c’était le sac de grenades qui était en train de brûler comme de l’amadou, sans flamme.
Un choc avait sans doute poussé vers le sac le soldat porteur de la mèche incandescente, et le feu s’était communiqué au sac sur lequel je voyais une large tache grande comme le creux de la main, avec des bords rouges, et qui s’élargissait rapidement.
- Vite, vite criai-je à l’homme au sac. Jetez tout par dessus la tranchée ! Vite, il y a le feu au sac !
- Nom de Dieu, s’écria-t-il !

Et d’un grand coup, il lance tout le chargement dans le bled du côté des Fritz ! Il était juste temps. A peine le sac avait-il touché terre qu’une explosion formidable retentit. Toutes nos grenades sautaient en même temps. Accroupis dans le boyau, nous ne fûmes pas touchés ; mais quelle alerte !

Cette fois encore, les Allemands ne passèrent pas.

Source : Georges HUBIN - Ma vie - Mes campagnes - Ma guerre  -  Tome V, avec l'autorisation de Michel EL BAZE

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