La joie de la France
Pierre DAUZET - Gloria - Histoire illustrés de la Guerre 1914-1918 - Bibliothèque du Ministère de l'économie.
Alors, dans la matinée, la grande nouvelle courut à travers la France. Instantanément, Paris pavoise et les rues s'animent. La joie est d'abord contenue par l'émotion, le saisissement de cette fin immédiate et brusque. On s'aborde sans se connaître et le rire fuse sur tous les visages ; les gens ont le pas rapide et, sans s'arrêter, se lancent un : " Eh bien ! ça y est ! "
Mais la foule grossit, arrête la circulation, des cortèges se forment ; des drapeaux, des orateurs, des chants, des enthousiasmes bruyants qui roulent sur la ville en délire. 1.200 coups de canons tonnent entre 11 et 11h40. A 4 heures de l'après midi, au Palais Bourbon, CLÉMENCEAU acclamé lit, au bruit du canon, le fameux cahier vert où la victoire de la France est enclose. Une ovation formidable accueille le " sauveur de la Patrie ". Minutes inoubliables où, entonnant la Marseillaise, la Chambre sentit passer sur elle le frisson sacré.
La lecture de l'Armistice à la Chambre des députés (future Assemblée nationale)