Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog du 147e RI
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 272 890
28 octobre 2008

Argonne : but des attaques allemandes

Source : Circuits des champs de bataille de France - G. Hanoteaux 1920 - Bibliothèque Ministère des finances

But des attaques allemandes

Si, de Ste-Menehould nous suivons la route historique prise par Louis XVI jusqu'aux Islettes et Clermont-en-Argonne, nous longeons la seule voie ferrée normale qui, en septembre 1914, ravitaillait le camp retranché de Verdun. Atteindre cette voie ou tout au moins la prendre sous le feu de l'artillerie, couper la forteresse de toutes communications directes avec l'ouest par Châlons et Paris ; attaquer par la face nord le saillant de Verdun ; consolider le front entre Champagne et Meuse, par l'appui solide du bastion d'Argonne, s'y appuyer fortement soit en vue de l'offensive, soit pour la défensive, telles semblent les raisons primordiales des attaques allemandes.
Enfin, assurer au Kronprinz, dont le quartier général est à Stenay, l'occasion de succès certains de la guerre de siège, quand on veut y mettre le prix ; lui donner dans ce but, l'un des meilleurs corps frontaliers, le 16ème ; l'autorité morale du maréchal HAESELER, la science de technicien du général VON MUDRA, voilà la raison secondaire de l'importance donnée au secteur de l'Argonne.

Le 11 septembre, jour où la retraite de la Vè armée est décidée, le Kronprinz choisit d'accord avec le GQG, les positions sur lesquelles il va s'aligner avec l'ensemble de l'armée qui a déjà passé l'Aisne. Sans doute, il est tentant de s'appuyer à la lisière sud de l'Argonne, tout en menaçant de sa gauche le camp retranché de Verdun. Mais les moyens sont insuffisants, les effectifs ont fondu, les munitions manquent. Il ne faut plus compter sur un effort des armées de Lorraine. La Vè armée constitue seule la gauche du dispositif général allemand, menacé de flanc par les offensives qui peuvent déboucher de Verdun.
Le Kronprinz se résout donc à reporter sa ligne plus au nord, sur des positions moins étendues qui lui permettront de regrouper ses forces en diminuant son front.
La ligne Ste-Menehould - Clermont-en-Argonne est considérée comme trop longue. C'est dans le bois d'Apremont et sur le piton de Montfaucon, qui surveille toute la contrée entre Aire et Meuse, que la gauche allemande a ordre de faire front. Elle atteint la ligne prescrite le 15 septembre.
Les patrouilles allemandes envoyées vers le sud pour reprendre le contact dans la forêt s'y font décimer dans les fourrés par les feux de tireurs invisibles. Pendant plusieurs jours, les avant-postes seront au contact s'ignorant, se cherchant dans une guerre d'embuscade et de surprise où nos chasseurs dominent nettement les Wurtembergeois et Silésiens. 2 bataillons qui tentent de pénétrer de vive force, se heurtent à  des fils de fer, à des tranchées invisibles et se font décimer sur place. A la fin du mois de septembre l'armée allemande de Champagne est engagée dans des combats très vifs. Il importe de s'assurer à l'est un solide point d'appui. Plusieurs bataillons débouchent dans ce but de Montblainville, Binarville, Varennes, se déploient en tirailleurs dans la forêt ; mais ils échouent devant les tranchées françaises creusées à environ 3 km au nord de la Biesme. Ces attaques frontales à la baïonnette coûtent des grosses pertes aux Allemands et ne leur donnent que des résultats minimes. Ils y renoncent vite, établissent leurs parallèles au plus près des lignes frnaçaises, font venir des pionniers, des minenwerfer, et la guerre de position commence. Elle est menée par les XVè et XVIè corps allemands qui attaquent sans répit. Le 2è corps français GERARD, malgré l'infériorité de ses moyens matériels, leur disputera le terrain pied à pied.

Publicité
Commentaires
Publicité
Le blog du 147e RI
Le blog du 147e RI
Publicité
Publicité
Publicité