09 décembre 2013

Devant moi, rien n'était entamé

Nous franchîmes ainsi environ deux cent cinquante mètres et n'eûmes, sur tout ce trajet, que deux blessés légers. Puis, nous nous trouvâmes en face du réseau de fils barbelés, toujours debout. Des trous nombreux le parsemaient qui étaient autant de cheminements possibles pour nous. Les occupants d’en face nous tiraient bien dessus, mais nous étions justement abrités par l’épaisseur de leur réseau derrière lequel ils ne nous voyaient plus. Alors, se sentant par trop poussés, ils commencèrent à évacuer peu à peu la tranchée, au fur et... [Lire la suite]
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07 décembre 2013

Un amusant petit jeu

Le 6 Avril, il fallut remettre ça. Comme la veille, dès le petit jour, préparation d'artillerie sur les tranchées que nous avions en face de nous, près du village de Parrèdes [Pareid]. Pendant l'attente, au milieu du fracas plus intense encore que celui de la veille, repas froid. Deux heures. De nouveau en route pour la fournaise et, aussitôt, déchaînement des appareils d'en face. Comme objectif, notre Compagnie tout entière avait un élément de tranchée ennemie situé à environ trois cents mètres et protégé par un fort réseau de... [Lire la suite]
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05 décembre 2013

La plaine était couverte des nôtres

Le 5 avril au soir raconté par Georges HUBIN : Les cuisiniers nous dirent que la plaine était couverte des nôtres, tués ou grands blessés, et qu'à l'arrière, à Manheulle bombardé, c'était une véritable bousculade de blessés mobiles qui venaient des lignes avancées. Et toute la nuit, en effet, nous entendîmes les appels déchirants des grands blessés : " Infirmiers ! Brancardiers ! " lancés par des voix angoissées, avec tout ce qui leur restait de force. Au matin, les appels n'étaient plus que clairsemés. Ceux que les... [Lire la suite]
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03 décembre 2013

Isolé pendant 2 jours et 3 nuits

Le travail continue avec ardeur ; il est question d'attaquer le soir même ou le lendemain. Dans la journée des observateurs d'artillerie viennent examiner la situation et étudier sur place la possibilité de règler leur tir sur les fils de fer, mais un bombardement ennemi d'une extrème violence désorganise tranchées et boyaux. La pluie persistante achève de faire écrouler le rebord des parapets, et transforme boyaux et tranchées en véritables caniveaux. La température singulièrement refroidie, la neige fondue qui tombe, mettent le... [Lire la suite]
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01 décembre 2013

Devant Pareid, 7 avril 1915

Dans la matinée l'ordre est enfin rétabli, chaque bataillon a repris sa place ; on semble pour le moment, avoir renoncé à une offensive aussi marquée, l'artillerie préparera l'attaque aussi longuement que cela sera nécessaire et celle-ci ne sera déclenchée qu'en temps opportun. En attendant, l'essentiel est d'organiser complètement la position et d'assurer les communications ; un boyau long de 1.000 m environ est creusé pour permettre d'aller de la 2è ligne à la 1ère, mais le travail ne peut être poursuivi que de nuit. Une coupure... [Lire la suite]
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27 novembre 2013

Téléphonistes et agents de liaison paient de leur personne

Les communications n'en restent pas moins très diffciles, trois fils téléphoniques sont placés simultanément entre la 1ère et la 2è ligne, mais sans cesse coupés par les obus ; durant toute la nuit précédente, dans la journée même, quoique en vue et soumis à un bombardement des plus violents, les téléphonistes ont assuré les communications ; plusieurs d'entre eux sont blessés ou  tués. Les agents de liaison qui suppléent aux communications téléphoniques paient encore plus de leur personne : en moins de 15 minutes, 13 d'entre... [Lire la suite]
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26 novembre 2013

Un enchevêtrement inextricable

L'opération n'est pas encore mûre ; la 1ère ligne revient à son point de départ où elle trouve le 3è bataillon et même quelques éléments du 1er ; c'est, dans cette tranchée conquise la veille, et à peine organisée encore, un enchevêtrement inextricable que la nuit tombante vient accentuer encore et qu'il est impossible de démêler en plein jour ; les lignes s'échelonnent sur un dos d'âne qui pointe sur Pareid et que battent de part et d'autre les mitrailleuses et les canons revolvers de l'ennemi ; de jour nul ne peut y passer. L'ordre... [Lire la suite]
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25 novembre 2013

Nouvelle attaque sur Pareid (1)

Le 5 avril 1915, le bataillon de Pierre LAGRANGE (le 1er) a été réduit de moitié en raison des pertes éprouvés, soit environ 300 hommes mis hors de combats... Le 6 avril, une nouvelle action est ordonnée. Après un tir de démolition qui doit avoir pour effet de détruire les fils de fer et les tranchées ennemies, d'ouvrir des brèches et de permettre ainsi la progression de l'infanterie, le bataillon en première ligne (le 2è) se portera à l'attaque dans la direction Pareid où il cherchera à prendre pied, après avoir dépassé les... [Lire la suite]
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24 novembre 2013

Le Soldat Aimé LEMIRE (1892 - 1916)

Un nouveau commentaire sur le blog est une nouvelle occasion d'évoquer l'un des combattants : le Soldat Aimé LEMIRE. Un échange avec l'auteur pour lui indiquer quelques pistes et des remerciements. Le Soldat Aimé Nestor LEMIRE était originaire du Nord, natif de Solesmes. Lors de son recrutement il exerçait la profession de garçon boulanger. Sa fiche matricule est consultable sur le site des archives du Nord, elle permet de retracer son parcours militaire. Déclaré bon pour le service, il rejoint le 147è RI à Sedan en 1913. Il... [Lire la suite]
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21 novembre 2013

Le carnet de François (2)

Dans ce fameux carnet, 27 noms sont répertoriés. 27 camarades dont les noms sont numérotés de 1 à 27 avec le régiment et l'adresse civile des intéressés. Peut-être ont-ils continué à correspondre entre eux de retour au pays ? Il venait des quatre coins de l'hexagone : Ariège, Nord, Loire atlantique, Haute-Saône ou encore Paris, Cantal et du département mère du 147è RI : les Ardennes. Voici la liste de ces 27 noms : Liste_des camarades de François Ces noms ont-ils un rapport avec cette photographie de groupe ?
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