Alors que le 147e est au repos puis à Sonvaux, Ernest REPESSÉ est en permission dans les environs de Paris.

Le 26 juillet 1915, il relate son départ pour le retour en ligne :

Paris - Gare de Lyon 4 heures du matin

Les permissionnaires arrivent devant le buffet et on attend. Beaucoup de parents les accompagnent.

5h30, nous sommes encore là.

6 h, on monte dans le train, c'est la séparation pour tous. Alors commencent les pleurs. C'est désolant de voir ces pauvres mères, femmes et fiancées...

De mon côté, j'ai préféré quitter ma mère à Saint-Denis. Voilà le départ, les adieux se renouvellent, les mouchoirs et les mains s'agitent avec les yeux pleins de larmes et puis plus rien.

Nous voilà partis pour le front. [...]