Parmi les victimes du 1er juillet 1915, figurait Jacques Émile MARTIN.

Ernest REPESSÉ évoque celui-ci et son inhumation le 2 juillet 1915 :

[...] je vais au cimetière reconnaître les morts et faire leur inventaire. Dans le nombre, figure un fils MARTIN, parent au MARTIN fabricant de réchauds de la vallée de la Meuse. On les met tous dans la fosse commune, séparés chacun par 50 cm  de largeur de terre.

On met de la chaux et ensuite on les recouvre de terre - environ 1,20 m - et les croix sont mises sur chaque tombe respective.

Ce cimetière compte au moins 200 morts et combien d'autres de petits cimetières dans ce genre dans les environs ? [...]

Jacques MARTIN était né à Charleville en 1895. Étudiant lors de son incorporation, il résidait à Bruxelles. Incorporé au 148e RI en décembre 1914, il passa au 147e RI en mai 1915.

Tué le 1er juillet 1915 aux Éparges.

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Il est inhumé dans la Nécropole nationale du Trottoir aux Éparges, tombe 16. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Charleville.

Il aurait eu 20 ans le 9 octobre 1915.

Cité à l'ordre du régiment à titre posthume le 5 janvier 1918 :

Soldat très brave et très courageux, volontaire pour toutes les missions périlleuses.

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La mention par Ernest REPESSÉ : [...] figure un fils MARTIN, parent au MARTIN fabricant de réchauds de la vallée de la Meuse. [...] indique qu'il s'agit vraisemblablement de la marque Arthur Martin, rachetée par Electrolux à la fin des années 1970.

Les fonderies MARTIN furent créées en 1854 par Nestor MARTIN, belge, qui s'installa à Revin (08) en 1884. Son fils Jean Baptiste Arthur lui succéda en 1891, puis son petit-fils Arthur Joseph d'après ce site.

Plus d'éléments figure sur le site des archives de l'État en Belgique.

D'après les mentions portées sur la fiche matricule conservée aux archives des Ardennes, les parents du soldat Jacques MARTIN étaient Arthur et Marguerite VANDANBRAND qui demeuraient à Bruxelles en 1914-1915.