Dans la nuit du 21 au 22 juin 1915, tout est calme jusqu'à 1h30.

A 2 heures, contre-attaque très violente sur la croupe 380 à coups de bombes asphyxiantes et de grenades à main, deux mitrailleuses du 147e sont anéanties par des bombes et sont retirées du feu avec la plus grande difficulté.

Les défenseurs luttent pied à pied dans les boyaux où l'ennemi très bien approvisionné en engins à main, cherche à progresser.

Plusieurs tentatives faites par l'ennemi pour sortir en dehors des boyaux ont été arrêtées par notre feu d'infanterie et des mitrailleuses, mais sa progression pas à pas par les boyaux, s'accentue peu à peu grâce à l'abondance des engins à mains dont il dispose.

Dans la matinée du 22, il nous a progressivement refoulés dans sa 1ère ligne contre laquelle tous ses efforts suivants d'ailleurs se brisent.

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Curieusement le JMO de la 4e DI est amputé de plusieurs pages dont on peut voir la trace. Il y a un trou dans le récit entre les 18 et 26 juin 1915.

Le JMO de la 7e Brigade, quant à lui, donne un sentiment de panique dans les lignes. L'offensive et la contre-offensive sont menées par le Colonel PICHAT du 147e. Le Colonel BLONDIN se tient prêt à intervenir et à prendre le relais si les 147e était mis hors de combat.