Le commentaire d'un visiteur du blog est pour moi, l'occasion d'évoquer le parcours du Capitaine Jean IMBERT, titulaire de multiples citations et victime de plusieurs blessures.

Son nom avait précédemment été évoqué avec la photo de sa sépulture.

Jean IMBERT était né en 1884 à Sars-Poterie (59). Lors de son recrutement en 1904, il exerçait la profession d'industriel.

Il accomplit son service militaire au 84è RI entre 1905 et 1906, il y fait une période d'instruction puis une nouvelle en mai - juin 1912 au 91è RI.

Rappelé lors de la mobilisation générale, il rejoint le 84è RI. Il est blessé à Écordal (08) le 30 août 1914, puis le 28 février 1915 à Mesnil les Hurlus.

Il effectue un stage comme élève aspirant à l'école de Saint-Maixent au cours du 2è semestre 1915. Il est Caporal le 1er décembre, Sergent le 10, Aspirant le 20.

Affecté au 147è RI le 3 mars 1916 comme Sous-lieutenant. Il passe au 85è RI le 4 avril 1916.

Blessé le 16 juin 1916 au Bois de la Laufée.

Cité à l'ordre du 6è CA le 14 août 1916

" Chef de section de premier ordre, d'une bravoure et d'un sang-froid exemplaires. Le 15 juillet 1916 a préparé avec intelligence et méthode, un mouvement en avant de sa section qu'il a exécuté avec énergie permettant de conquérir une position importante malgré une fusillade assez vive au cours de laquelle il a été blessé. "

Promu Lieutenant le 3 mars 1917, il est de nouveau affecté au 147è RI le 17 avril 1917. Il arrive au corps le 27 avril.

Il est blessé le 1er août 1917 à Avocourt.

Cité à l'ordre de la IIè Armée le 27 août 1917

" Le premier août 1917 s'est résolument porté à la tête de sa fraction à la contre-attaque. A réussi à reconquérir, pied à pied, la partie de terrain qui lui avait été assignée. A été gravement blessé en achevant de chasser l'ennemi des dernières positions  qu'il occupait dans son secteur. "

Citation de la 5è Cie du 147è RI à l'ordre de la 11è DI le 18 mars 1918

" Compagnie d'élite sous les ordres du Sous-lieutenant IMBERT secondé par le Sous-lieutenant GUITTON et l'Aspirant PHILIPPON. Arrivée dans la nuit du 16 au 17 mars dans un secteur soumis à un violent bombardement pour relever des unités appartenant à un autre corps , a exécuté le lendemain matin, et sans attendre d'ordres, une vigoureuse contre-attaque qui a permis de briser une violente contre-offensive ennemie, et de récupérer un point d'appui important où un fort détachement ennemi avait réussi un instant à prendre pied. "

Cité à l'ordre de la 4è DI le 14 juin 1918

" Commandant de compagnie d'une énergie et d'un courage au-dessus de tout éloge, conservant toujours son sang-froid dans les périodes les plus critiques ; à pendant la période du 28 mai au 5 juin, fait preuve des plus belles qualités militaires en maintenant sa compagnie dans les positions qui lui avaient été confiées, sous des bombardements violents et sous le feu des mitrailleuses ennemies ; ne s'est replié que sur l'ordre de son chef de bataillon à la dernière extrémité et dans un ordre parfait. "

Promu Capitaine le 26 août 1918 et cité à l'ordre de la VIè Armée le 6 septembre 1918

" par son calme et son sang-froid impertubable. Adoré de ses hommes, pour lesquels il est en toute circonstances un modèle de bravoure et de devoir.Le 17 juillet 1918, a entraîné dans un ordre parfait sa compagnie à l'attaque des positions ennemies fortement organisées et énergiquement défendues par de nombreuses mitrailleuses. Trois de ses chefs de section étant tombés, à par son exemple personnel, et son mépris complet du danger, maintenu sa compagnie sous un feu violent, qui lui causait de lourdes pertes, ayant l'oeil à tout et portant à tous le réconfort de sa présence et de son calme. "

 

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Le ruban de sa Croix de guerre devait être orné d'une palme, de deux étoiles d'argent et de deux étoiles de vermeil.

Il est tué à Marvaux le 1er octobre 1918 : il était âgé de 34 ans.

Une sépulture à son nom est indiquée au cimetière de Laval sur Tourbe (51) ainsi qu'à Sars-Poterie (59).

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de sa commune natale.

Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume en 1919 :

" Remarquable officier, dont la bravoure n'avait d'égale que la modestie. Le 1er octobre 1918 a entraîné ses hommes à l'assaut des postions ennemies.Grièvement blessé alors qu'il dirigeait le tir de ses fusils mitrailleurs, est mort glorieusement face à l'ennemi en indiquant à ses hommes les objectifs à battre. "

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