Il y a 200 ans, le 147è régiment d'infanterie de ligne était engagé avec la Grande Armée dans la bataille de Goldberg en Pologne. Goldberg est aujourd'hui Zlotoryja.

Les Français des 5è (LAURISTON) et 11è (MACDONALD) corps,  étaient opposés aux Prussiens de BLÜCHER et aux Russes de LANGERON.

Extrait de l'historique du 147è RI écrit en 1888 et conservé à la Société d'histoire et d'archéologie du sedanais que je remercie :

Le 147è de ligne appartient au Vè corps commandé par le Général LAURISTON.

[...] Le 23 août [1813], 80.000 Français vinrent attaquer à Goldberg les 100.00 hommes de l'armée des Coalisés. Ceux-ci occupaient une position très forte, couverte sur son front par une rivière, appuyant ses flancs à des bois et à des ruisseaux. Ils avaient, en outre, organisés défensivement deux hauteurs : le Wolfsberg et le Flensberg, et les avaient abondamment garnies d'artillerie et d'infanterie.

Ce fut la première de ces hauteurs que le 147è reçut l'ordre d'attaquer. L'attaque fut difficile. Notre infanterie prit trois fois les hauteurs et les reperdut trois fois. Enfin, après une vive résistance et après que le succès eût été balancé pendant trois heures, les positions furent enlevées et l'ennemi battit en retraite avec précipitation.

Les troupes, disait le Général LAURISTON, commandant du 5è corps, dans son rapport à l'Empereur, ont combattu avec une constance et une fermeté admirables : toutes les charges de la cavalerie ennemie ont été repoussées à bout portant.

La bataille de GOLDBERG est la troisème dont le nom figure sur notre drapeau. Sa gloire égale celle des deux autres. Ce fut, en effet, la plus belle bataille de la campagne de 1813, celle où les nouveaux régiments formés étaient à leur première campagne, montrèrent autant de ténacité et de bravoure que les plus vieilles troupes.. Malgré des pertes terribles, on vit, à Goldberg, le 147è revenir constamment à la charge jusqu'à ce que les Russes, ces fanatiques, robustes et vaillants soldats, se fussent avoués vaincus en abandonnant leurs positions. [...]
 

Au cours de la canmpagne de 1813, deux colonels se succèdent à la tête du régiment : Le Colonel Benoît Prosper SIBUET puis le Colonel Jean François Antoine Michel FAULLAIN le 23 août 1813. Le Colonel SIBUET qui venait d'être promu Général meurt alors qu'il tente de sauver l'aigle du 147è RI dans la rivière Bober le 26 août 1813.

L'engagement et l'attitude au feu du 147è, lui vaudront d'avoir le droit de porter le nom de GOLBERG sur le drapeau.

Ce nom est bien visible sur la photo de couverture de l'album du 147è d'avil 1913.