Un croquis extrait du JMO du 147è RI à la date du 1er mars 1915 montre les positions des différentes compagnies

Croquis01031915

Les compagnies avancées (5è et 7è) sont dans une situation très délicate.

La 5è Cie du Capitaine AUBRUN et la 7è Cie du Capitaine CROUZETTE occupaient des tranchées sans créneau à peine pour tireur debout. La 5è était en liaison avec la 3è Cie du 1er bataillon et la 7è avec la 10è Cie du 3è bataillon.

Elles étaient isolées de la tranchée Nord du Trapèze par une crête figurant en pointillé sur le croquis. Le boyau de communication (en zig-zag vertical) était creué sur 75 m environ, il restait 150 m à faire.

Les 3è et 10è Cie n'étaient pas dans la même situation délicate : elles étaient reliées à leur bataillon par boyaux et tranchée.

A partir de 11h, les 5è, 7è et 10è Cies subissent un bombardement effroyable qui interdit toute communication entre elles et la lisière Nord du Bois du Trapèze. Le Capitaine AUBRUN (5è Cie) fait demander du secours, sa compagnie et la 7è sont décimées et le Capitaine CROUZETTE (7è Cie) rend compte qu'il n'est plus en liaison avec la 10è Cie, car sous le bombardement inouï de la corne Nord du bois, la section de la 10è avait serré sur sa compagnie.

Le Capitaine commandant le 2è bataillon demande du renfort au commandant du régiment pour le porter malgré le bombardement au secours des 2 compagnies avancées, mais à ce moment on entend des cris, et quelques hommes de ces compagnies revenant en courant disent que les 7è et 5è sont presque anéanties et que les survivants ont été faits prisonniers [...]