En cherchant sur le net à partir de Relincourt, Spada, j'ai trouvé une occurrence dans l'historique du 46è RIT.
Vérification faite, un bataillon (le 3è) du 46è RIT était bien auprès de la 4è Cie du 147è le soir du 5 mars 1916.

Voici ce que l'on peut relever dans l'historique transcrit par Jean-Luc de la Réunion (merci à lui).

Le 10 janvier 1916, le bataillon est rattaché à la 4° D. I. mais continue à occuper les mêmes positions.
Le 11 février, une patrouille de la 10° compagnie fait des prisonniers à la Selouze.
Depuis le 9 février, les positions occupées par le bataillon sont violemment bombardées ; le 5 mars, le 46è appuie un difficile coup de main effectué par le 147° R. I. sur le moulin de Relaincourt.

JMO du 2è bataillon du 46è RIT
5 mars 1916
Par suite des mouvements de troupe ennemies motivés par l'attaque contre Verdun, nous ignorons ce que nous avons en face de nous. Des reconnaissances faites pour capturer des prisonniers, n'ont donné aucun résultat. Le commandement prescrit de tenter une attaque contre un point de la ligne ennemie et de faire des prisonniers coûte que coûte.
Le Chef de bataillon commandant la section 294 propose le moulin de Relaincourt. La Cie désignée est la 4è du 147 commandé par le Lieutenant DE BRISIS (Slts SCHWESTER, DE VAUXFLEURY, GRESSIER et Adjudant GILLET).
L'opération est étudiée avec le plus grand soin, toutes mesures sont prises pour sa réussite, pionneirs, bombardiers, grenadiers, interprète, brancardiers sont à leur place.
L'action préventive de l'artillerie pour la destruction des réseaux a lieu dans la journée et le concours de 2 batteries de campagne et d'une batterie lourde est assurée pendant l'opération.
Le chef de bataillon se porte avec le Maréchal des logis HUARD et sa liaison à 18h20 au petit poste partie Sud du saillant B.
La 4è Cie sort à la même heure se dirigeant sur le moulin.
Le colonel du 147 arrive à 18h30.

A suivre...